AVRIL
2013
Je garde le souvenir de cette matinée de fin
Mars où j’arborais gaiement et en chantonnant, le couloir du Bureau
International Catholique de l’Enfance (BICE ONG internationale) vêtue comme une
antillaise. Je chantais un chant de Ugh Ouphouet. Je n’avais aucune idée de ce
qui m’attendait. J’avais rendez-vous avec mon DESTIN.
Etais-je
préparée ? Je n’en sais rien.
Pourtant, pour DIEU, le moment était venu. Il était serein, il n’avait pas besoin
que quelqu’un lui dise qui je suis, ni comment je réfléchis. LUI, il me connait et il me connait
vraiment. Très calme, il savait tout et il se riait de ce qui allait se passer,
lui qui sait toute chose longtemps à l’avance. Personne ne peut lui résister.
Je ne sais pas pourquoi, mais ce jour-là, j’ai
souffert dans âme. Je crois que je n’ai jamais autant pleuré de toute ma vie.
Mes larmes n’arrêtaient pas, et je me demandais pourquoi je pleurais autant,
c’était abusé (pour parler comme mon ami Paul Eddy).
« Pourquoi
Seigneur ! » me disais-je en moi-même ; « pourquoi ces
enfants sont-ils en prison ».
Mais
qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Est-ce que ce sont tes
enfants ? m’a-t-on lancé.
Car
en fait, je me suis rendue dans les locaux du BICE situé à Abidjan, précisément
dans la commune du Plateau, espérant trouver de quoi alimenter mes recherches
concernant mon mémoire de fin cycle.
C’était un Lundi et je n’étais pas sensée me
retrouver là. Les lundis au BICE, l’accès au centre de documentation n’est pas
permis. Je connaissais la règle et pourtant, je m’y suis rendue.
Je fis comme David dans le Bible, je tournai
les talons ; direction la maison, plus question de faire des recherches,
je retenais de grosses larmes choquée qu’il y ait des enfants en prison.
Je voulais tout faire pour les aider, je
voulais donner tout de moi pour en sauver quelques-uns, sinon tous. Je ne me
doutais pas que cette quête allait me transformer à ce point.
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