Vendredi 16 Juin 2014,
il est 13h. Une pluie fine s’abat sur les murs moisis de la
prison civile d’Abidjan (MACA).
Paul Eddy et moi usons de tous les arguments percutants pour faire passer les boites de BLEDINA pour les enfants qui vivent avec leurs mères dans cet enfer que les hommes ont appelé PRISON.
Ces boites en métal contenant du lait pour bébé pouvaient facilement être transformées en arme par les détenues. Pas question de retourner avec, pas question non plus de confier ces boites de lait à une quelconque autorité. Les enfants doivent avoir leur lait coûte que coûte et vaille que vaille et la seule solution est de le leur remettre directement, du moins à leurs mères.
Paul Eddy et moi usons de tous les arguments percutants pour faire passer les boites de BLEDINA pour les enfants qui vivent avec leurs mères dans cet enfer que les hommes ont appelé PRISON.
Ces boites en métal contenant du lait pour bébé pouvaient facilement être transformées en arme par les détenues. Pas question de retourner avec, pas question non plus de confier ces boites de lait à une quelconque autorité. Les enfants doivent avoir leur lait coûte que coûte et vaille que vaille et la seule solution est de le leur remettre directement, du moins à leurs mères.
« Le
père, le père… ! »
C’était un jeune détenu, un de ces nombreux jeunes gens incarcéré pour délit mineur qui vadrouillent dans la cour d’entrée de la prison, prêt de la cuisine cherchant je ne sais quoi.
C’était un jeune détenu, un de ces nombreux jeunes gens incarcéré pour délit mineur qui vadrouillent dans la cour d’entrée de la prison, prêt de la cuisine cherchant je ne sais quoi.
« Le
père, le père, je veux porter bagage là ! »
Il s’adressait à mon ami et collaborateur Paul Eddy en montrant l’énorme sac plein de vêtements et de provisions pour les enfants. Je tiens à noter que ‘’le père’’ est une expression qu’utilise les détenus pour désigner les hommes d’un certain rang et d’un certain âge, qu’ils respectent, ils l’utilisent dans l’esprit de « papa », et ils aiment particulièrement à appeler ainsi Paul Eddy là où ils auraient pu simplement l’appeler « mon frère ou vieux père » d’un niveau inférieur à « le père ».
Il s’adressait à mon ami et collaborateur Paul Eddy en montrant l’énorme sac plein de vêtements et de provisions pour les enfants. Je tiens à noter que ‘’le père’’ est une expression qu’utilise les détenus pour désigner les hommes d’un certain rang et d’un certain âge, qu’ils respectent, ils l’utilisent dans l’esprit de « papa », et ils aiment particulièrement à appeler ainsi Paul Eddy là où ils auraient pu simplement l’appeler « mon frère ou vieux père » d’un niveau inférieur à « le père ».
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